Chez Genelios, nous avons fait un tour d’horizon clair et avons essayé de rendre lisibles les aides disponibles à ce jour (en mai 2026).
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La prime à l’autoconsommation
C’est le dispositif central pour toute installation photovoltaïque en autoconsommation avec revente du surplus. Il s’agit d’une aide d’État, accessible sans condition de ressources, versée par EDF OA (Obligation d’Achat, l’entité d’EDF chargée du rachat de l’électricité produite par les installations solaires) après la mise en service.
Les montants en vigueur au 2e trimestre 2026 (TTC) :
- Jusqu’à 9 kWc : 80 €/kWc, soit 720 € maximum pour une installation résidentielle classique
- Entre 9 et 36 kWc : 120 €/kWc (max 4 320 €)
- Entre 36 et 100 kWc : 60 €/kWc (max 6 000 €).
Ces tarifs sont révisés chaque trimestre par la CRE (Commission de Régulation de l’Énergie), l’autorité administrative indépendante chargée de réguler les marchés de l’électricité et du gaz en France.
Ces montants sont donc susceptibles d’évoluer régulièrement en fonction des décisions et réglementations en vigueur. Ce qui compte, c’est la date de validation de votre dossier de raccordement (DCR) par Enedis : c’est elle qui fixe le barème applicable, et ce montant est ensuite garanti pendant 20 ans.
Conditions à respecter :
- Installation en toiture, hangar ou ombrière (pas au sol)
- Réalisée par un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement)
- Puissance ≤ 100 kWc.
Pour les installations ≤ 9 kWc, la prime est versée en une seule fois, environ 12 mois après la mise en service.
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Le tarif de rachat du surplus
EDF OA rachète l’électricité non consommée que vous injectez dans le réseau. Le tarif est aujourd’hui de 0,04 €/kWh pour les installations résidentielles. Il est révisé chaque trimestre par la CRE pour les nouveaux contrats, mais reste garanti pendant 20 ans une fois votre contrat signé.
Le constat est sans appel : avec un prix d’achat de l’électricité au réseau autour de 0,21 €/kWh, l’autoconsommation directe est bien plus rentable que la revente. Notre conseil : dimensionner l’installation pour maximiser ce que vous consommez vous-même, et piloter vos usages en conséquence (lave-linge, borne de recharge, chauffe-eau…).
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La TVA réduite
Depuis le 1er janvier 2026, les règles ont changé. Il n’existe plus de TVA à 10 % pour le photovoltaïque. Deux taux s’appliquent désormais :
- TVA à 5,5 % pour les installations ≤ 9 kWc sur un logement de plus de 2 ans, à condition que les panneaux soient certifiés bas carbone (moins de 530 kg CO₂eq/kWc) et que l’installation intègre un système de gestion de l’énergie (EMS). Il y a encore très peu de producteurs français pour le moment capables de répondre à ces exigences.
- TVA à 20 % dans tous les autres cas.
Cette TVA réduite, lorsqu’elle s’applique, porte sur les équipements, la main-d’œuvre et les frais annexes, ce qui représente une économie significative sur le coût total du projet.
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MaPrimeRénov’
C’est l’une des confusions les plus fréquentes : MaPrimeRénov’ ne s’applique pas aux panneaux solaires photovoltaïques. Elle est réservée aux travaux de rénovation énergétique au sens strict, comme l’isolation ou le remplacement d’un système de chauffage.
En revanche, si vous envisagez des panneaux solaires thermiques (chauffe-eau solaire, système solaire combiné), MaPrimeRénov’ est bien accessible et concerne les logements occupés à titre de résidence principale (par le propriétaire lui-même ou par un locataire) sous conditions de ressources.
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CEE et prime énergie
Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) et la prime énergie ne s’appliquent pas non plus à une installation photovoltaïque standard. Ils concernent uniquement les systèmes solaires combinés (SSC) et les panneaux hybrides. Pour un système solaire combiné, la prime énergie peut toutefois atteindre 5 560 €, tous niveaux de revenus confondus.
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L’Éco-PTZ
L’Éco-PTZ (prêt à taux zéro pour la rénovation énergétique) ne finance pas les panneaux photovoltaïques seuls. Il couvre en revanche le solaire thermique et les bouquets de travaux incluant une pompe à chaleur, pour des montants allant de 15 000 à 50 000 €, remboursables sur 20 ans, sans conditions de revenus.
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Les aides locales
Des subventions régionales, départementales ou communales viennent régulièrement compléter les dispositifs nationaux. Elles sont cumulables, dans la limite de plafonds déterminés en fonction des revenus du foyer.
Notre conseil : vérifiez systématiquement les aides en vigueur dans votre territoire avant de lancer votre projet. Ces dispositifs évoluent et peuvent représenter un appoint non négligeable.
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Les avantages fiscaux à ne pas négliger
- Pour une installation ≤ 3 kWc, les revenus issus de la vente d’électricité peuvent bénéficier d’une exonération d’impôt sur le revenu
- Au-delà, ces revenus se déclarent mais peuvent profiter d’abattements spécifiques
- Dans certaines communes, une exonération de taxe foncière (TFPB) est possible, sur délibération du conseil municipal.
Ce que vous pouvez cumuler
Pour une installation photovoltaïque résidentielle classique, la combinaison la plus courante est : prime à l’autoconsommation + TVA réduite (si les critères sont remplis) + exonération fiscale + aides locales.
Pour du solaire thermique, les leviers sont différents : MaPrimeRénov’, CEE/prime énergie, Éco-PTZ et Coup de pouce chauffage peuvent être mobilisés ensemble.
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